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Le revers de l’ancienneté

Ma venue dans le domaine de la santé a changé plusieurs aspects de ma vision du syndicalisme. Toutefois, je me questionne encore beaucoup sur celui de l’ancienneté.

Voici mon raisonnement, qui est, bien sûr, rattaché à mon milieu de travail.

Certains postes d’envergures requièrent beaucoup d’ancienneté à l’obtention. Par exemple, des postes de conseillers cliniques. Ces postes sont généralement très convoités pour plusieurs raisons professionnelles, mais aussi, ne nous le cachons pas, puisqu’ils sont du lundi au vendredi, de 8h à 16h ; comme la normale du monde. C’est une réalité plutôt rare dans le monde infirmier, disons-le.

Or, ces postes ont pour objectifs, selon moi, d’innover et mettre en place de meilleures pratiques au sein du personnel infirmier. Corrigez-moi si je me trompe.

Voici le paradoxe. Comme je l’ai mentionné dans mon article intitulé Informatisation des dossiers en santé, la plupart des infirmières d’expériences ne sont pas très enclines aux changements et se disent «bien dans leurs pantoufles». Va-t-on innover dans ses fonctions lorsqu’on convoite un poste pour faire du 8h à 16h? Et je comprends la réalité familiale de ces personnes. Je ne reproche rien à personne ici, mais je me questionne plutôt sur le pourquoi? du manque d’avancement et d’innovation dans le domaine ; du moins dans mon milieu.

Toutefois, je me dois d’être franc. Je n’ai pas trouvé de solution miracle. La sélection du candidat vous me direz, mais vous savez comme moi que parfois, l’air ne fait pas la chanson. On peut être plein d’aspiration en entrevue… Ensuite…

De prime abord, il faut trouver une solution pour faire place à la jeunesse afin d’avoir le meilleur des deux mondes. Des personnes avec une vision nouvelle adjointes à du personnel d’expérience afin d’avoir des connaissances concrètes basées sur des situations vécues.

Qu’en pensez-vous?