La « politically correctness »

Voilà déjà un an dans le silence. Ceci étant dit, je sors de l’ombre avec l’affaire Luc Lavoie qui a lieu actuellement. Je vous invite à Googler si vous ne savez pas de quoi je parle.

Mon questionnement est le suivant : jusqu’où va la « politically correctness » ? Commençons en mentionnant que, si un seul québécois a vu en les propos de Luc Lavoie de la véracité vrai, je me dois de me douter de son jugement.

Est-ce de grands propos? Je ne crois pas. Toutefois, je crois que le gars tentait simplement de faire une blague — mal placée, j’en conviens, surtout dû à l’origine de la discussion — mais il reste qu’il s’agissait d’une blague. Faut-il encourager cela ? J’en conviens que non. Or, est-ce que cet évènement devrait coûter l’emploi du gars? Permettez-moi d’en douter.

Un aspect qui me porte à réfléchir est le suivant : la bourde arrive, une légère réaction à lieu. Secondo, le gars s’excuse spontanément, l’affaire prend de l’ampleur, un tolé général a lieu. Faute avouée, à demi pardonnée, le gars perd sa job. Ah bon. Je suis désolé pour vous, M. Lavoie.

Mon avis est le suivant. Et je commence en répétant que oui, c’était cave comme propos. Mais l’essence du message est que je trouve que nous sommes en train de perdre deux choses au Québec : la couleur et le jugement. Nous sommes en voie de devenir gris, sans attrait. Dès qu’une personne a un discours coloré, aussi vrai qu’absurde, on juge la forme plutôt que le fond. Attendez-vous d’ailleurs à avoir un texte à ce sujet éventuellement.

La couleur, je la définirait par l’originalité dans la forme du message. Si tout le monde parle avec un langage uniforme et socialement acceptable, tout le monde parle pareil et… c’est triste. Seule Denise Bombardier s’en réjouierait. Pour ce qui est du jugement, je dirais que nous devrions être un peuple assez inteligent pour faire la part des choses quand une personne manque elle-même de jugement et fait une mauvaise blague en utilisant une image. Et a cet effet, Paul Laroque et Bernard Drainville ont très bien fait passer le message.

Bref, permettez-moi de douter du sens critique des québécois…

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