Donner l’exemple

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

C’est ce que me disait ma cousine lorsque j’étais jeune. Elle voulait donner le bon exemple, mais malheureusement, elle était consciente que ces gestes ne suivaient pas toujours ses paroles, surtout en matière de conduite automobile! Or, cette phrase était utilisée dans un contexte de dérision. Elle savait très bien que nous tenterions aussi, un jour, de repousser certaines limites, de contrevenir à certaines lois.

Et c’est ben correct de même!

Où j’ai un problème avec ça, c’est lorsqu’il s’agit de l’ensemble de nos dirigeants, souvent appelé « l’gouvernement », comme dans la phrase « Y va être temps que l’gouvernement mette ses culottes, ciboire ». Sentiment de déjà vu?

La récupération

Voici le nerf de ce texte. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi n’y a-t’il pas de récupération dans nos hôpitaux? Je me reprends, pourquoi n’y a-t’il pas de récupération dans mon hôpital? Et non, je ne suis pas de cette génération possessive qui s’approprie tout ; je veux seulement dire par là l’endroit où je gagne ma croûte.

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Informatisation des dossiers en santé, la suite…

Me voilà quelque temps après la publication de mon article portant le même nom. Pour faire une histoire courte, j’ai dû braver l’urgence. Pas comme professionnel, non. Comme accompagnateur d’un patient.

« Vous devriez rester, il n’y a que 6 heures d’attentes ». Mais non, ce ne sera pas un article sur le temps d’attente de nos urgences.

Voici l’histoire. J’accompagne ma conjointe à l’urgence. Elle est au triage et demeure à l’arrière pour passer un examen quelconque. Un vieux monsieur arrive sur civière en ambulance avec de l’oxygène. Appelons le monsieur Couillard pour les besoins de la cause. Aux frileux, je vous assure qu’il ne s’agit pas de son vrai nom. Je vous laisse deviner où j’ai trouvé le substitut.

Bon, on continue. L’infirmière le trie avec le rapport des ambulanciers. Mis à part quelques bizarreries, tout va bien ; l’infirmière au triage est d’expérience et connait son travail. Elle remarque tout ce qu’il y a à remarquer. Je vous épargne les détails. Jusque là, elle n’en sait pas plus.

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Le revers de l’ancienneté

Ma venue dans le domaine de la santé a changé plusieurs aspects de ma vision du syndicalisme. Toutefois, je me questionne encore beaucoup sur celui de l’ancienneté.

Voici mon raisonnement, qui est, bien sûr, rattaché à mon milieu de travail.

Certains postes d’envergures requièrent beaucoup d’ancienneté à l’obtention. Par exemple, des postes de conseillers cliniques. Ces postes sont généralement très convoités pour plusieurs raisons professionnelles, mais aussi, ne nous le cachons pas, puisqu’ils sont du lundi au vendredi, de 8h à 16h ; comme la normale du monde. C’est une réalité plutôt rare dans le monde infirmier, disons-le.

Or, ces postes ont pour objectifs, selon moi, d’innover et mettre en place de meilleures pratiques au sein du personnel infirmier. Corrigez-moi si je me trompe.

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Informatisation des dossiers en santé

Qu’est-ce que ça fait de devenir infirmier après avoir œuvré dans le domaine du web et de la technologie? Ayant la plupart du temps comme mandat de rendre la présentation de l’information plus accessible et fonctionnelle. La réponse est : un sérieux questionnement sur l’évolution de la façon de faire du travail infirmier ; plus précisément à ce qui a trait aux dossiers des patients puisqu’il s’agit de notre outil principal.

Encore dans le siècle dernier

Ma grande question : comment se fait-il que les dossiers de patients ne sont-ils pas déjà informatisés, standardisés et disponible de n’importe où, peu importe l’hôpital que je fréquente au Québec?

Est-ce que le gazon est plus vert chez le voisin ?

Faisons un parallèle. Il y a un certain temps, je me suis réabonné à Vidéotron pour mes services à la maison. Rapidement, la représentante trouve mon dossier – informatisé bien sûr – et là, me rappelle que j’ai été client chez eux dans le passé, voyant : mon profil, les services pour lesquels j’étais abonné par le passé, un historique de mes transactions, etc. Je vous épargne la suite.

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La pub-licité

N’étant plus dans le domaine des communications de manière active depuis quelques années, j’ai pu prendre un certain recul par rapport à mon ancien métier. Façon de parler, puisque je pratique encore le métier de graphiste, mais à temps partiel.

Première constatation, je comprends de mieux en mieux pourquoi ce domaine n’est pas fait pour moi, du moins, à temps plein.

Ennuyant. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je regarde les sites internet de mes anciens compétiteurs. Ils ont tous un site à peu près pareil suivant les dernières nouveautés en termes de HTML5 et de JavaScript. Des « catchlines » utilisant des expressions communes dites « coquettes ». C’est d’une tristesse incroyable…

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Pourquoi je suis pour Uber

J’habite Joliette depuis l’arrivée d’Uber. Je n’ai jamais utilisé les services de Uber de ma vie. Je supporte Uber.

Pourquoi?

Pour ce que cette entreprise représente et permet. C’est-à-dire l’innovation et l’esprit communautaire.

Surprise? Je ne suis pas contre l’industrie du taxi. Or, durant les 5 ans que j’ai vécu à Montréal, j’ai utilisé le service de différentes compagnies de taxi. Le service était ordinaire. Pas mauvais, mais pas bon. Et surtout pas innovateur! Un chauffeur qui m’engueule parce que j’ai oublié de spécifier que je voulais payer par carte (je sais la loi est changée depuis). Des chauffeurs qui respectent peu les règlements et la signalisation de la ville… Ayant aussi comme exemple à l’appui l’émission télévisée Parcomètre Blues qui est diffusée sur les ondes de Canal D, je crois.

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Achat du matériel dans les hôpitaux

Cet article est une idée qui me revient souvent dans la tête depuis que je travaille dans le milieu de la santé.

Lors d’un de mes stages en tant qu’étudiant infirmier, il y a (jadis) 3 ans, j’allais pour la première fois dans un autre hôpital que celui où je travaille depuis mes études en soins infirmiers. Lors des rencontres préstage et durant ce stage, j’ai pu réaliser que le matériel utilisé était complètement différent de celui avec lequel j’étais habitué. Tout était différent : les gants, le matériel de soins, les pompes volumétriques, etc. Même le matériel courant tel que les pichets jetables était différent!

Alors? On s’en fou, vous me direz! Non, justement, on ne s’en fou pas. Le début de ma réflexion va comme suit : qui est le seul propriétaire des établissements publics québécois? Le ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS), je crois. Bref, qui paie la note pour tout le matériel utilisé ? Le MSSS, je crois. Quel est le ministère ayant le plus gros budget du gouvernement provincial? Le MSSS, je crois. Qui cherche à réduire ses coûts de roulement et ses dépenses? Le MSSS, je crois.

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Écrire pour mieux penser

Il y a une première à tout… et la voici pour ce site. Je ne sais pas encore à quelle fréquence je publierai sur celui-ci, et même encore si je me fixerai un objectif à cet effet. Or, afin de briser la glace, je publie ce bref message qui est une sorte d’introduction ou de bienvenue.

J’ai récemment décidé de me lancer pour de bon dans cette idée qui me trotte dans la tête depuis déjà quelques années, c’est-à-dire écrire. Cette idée m’a longtemps apeurée puisque je songeais à écrire pour les autres, pour être lu ou peut-être pour me sentir intéressant. Bref, j’ai longtemps été réticent de ne pas écrire la bonne chose, de la bonne manière ou que ce soit trop peu intéressant. Ce qui a fait que l’idée ne s’est jamais se concrétiser. Quelques tentatives échouées, point final.

Or, aussi cliché que ça puisse sonner, j’ai réfléchi à ce sujet et j’ai donc pris la décision d’écrire pour moi-même. Je dirais, plus concrètement, écrire pour mieux penser. Et en me disant finalement : pourquoi ne pas le publier? Que ce soit bon, mauvais, j’en ai rien à faire, au moins ce sera fait.

Donc me voici, devant mon clavier, décidé à taper ces quelques mots…

Bienvenue.